Web2.0 : les limites de l’entrepreneur à temps partiel!

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La mise en vente du service de marketing par courriel Zookoda, illustre bien les limites de croissance, que les entrepreneurs indépendants du Web2.0 peuvent atteindre. Malgré la pertinence, ainsi que le succès relatif de ce produit, ses propriétaires se voient forcés de vendre le service. Manque de ressources humaines et financières, difficultés de s’implanter dans un marché où abonde le nombre de services qui sont offerts aux consommateurs et aux entreprises, ne sont la que quelques-unes des difficultés auxquelles font face les petites entreprises du Web2.0.

C’est un constat paradoxal, car le nombre d’internautes n’a jamais été aussi grand et les coûts de démarrage d’une entreprise Web n’ont jamais été aussi bas. Le faible coût de la bande passante, de l’espace Web, des serveurs, des outils de développement Web comme Ruby on Rails ou Ajax ont favorisé l’explosion des services Web2.0 que nous connaissons aujourd’hui. Pourtant, une zone d’ombre persiste : comment financer un projet indépendant et comment le rendre profitable. Si d’excellents projets comme Zookoda ou Kiko n’arrivent pas à générer des revenus, il est évidemment impossible malgré toutes les bonnes volontés de leurs propriétaires, d’assurer la viabilité et la pérennité de leur projet.

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Comment générer des revenus et de l’achalandage si vous n’avez pas ou peu d’investissement privé? La publicité n’est accessible qu’aux entreprises ayant déjà un achalandage important sur leur site Web et l’utilisateur d’un service Internet cherche la plupart du temps un service gratuit. Les grands portails comme Google, Yahoo et MSN nous ont habitué à des services gratuits financés par de la publicité. Or, comme le mentionne Vanina Delobelle dans l’un de ses billets : « quand on est habitué à avoir la plupart des services gratuits, comment peut-on envisager de payer pour un nouveau service? »

La question se pose. Malgré la démocratisation du Web et l’accessibilité des outils de développement simple et rapide, est-il possible pour un petit entrepreneur indépendant de survivre et de croître face aux géants que sont les Google, Yahoo et Microsoft de ce monde?

Benoit Descary

8 commentaires pour: Web2.0 : les limites de l’entrepreneur à temps partiel!

  1. Sylvain septembre 25, 2006 at 11:03 #

    toujours faire un business plan et prévoir un business model stable et autonome * …

  2. Ignazio Lo faro septembre 25, 2006 at 11:38 #

    bonjour,
    La réponse à votre question est dans votre article.
    je cite
    « difficultés de s’implanter dans un marché où abonde le nombre de services qui sont offerts aux consommateurs et aux entreprises,  »

    à ce stade c’est la singularité qui paye. Offrir ce que les autres n’offrent pas. Pour cela il faut dévellopper l’empathie avec le secteur dans lequel on décide de s’investir. C’est à ce prix que l’on innove; lorque l’on sait répondre à un besoin qui n’est pas encore exprimé; Dell, Netvibe, E.bay. En sont des exemples parfaits;

    ensuite vous dites.

    « comment peut on envisager de payer pour un nouveau service. »

    A ce stade ce pose la question :
    pour qui cela a de la valeur ?. trouvez pour qui cela a de la valeur et vous trouverez le modèle économique derrière.

    adopter une attitude User centric ne permet que de développer des services basés sur la publicité car les principaux services dans ce domaine sont déjà largement exploité.
    Mais si on choisit le pro-centric alors tout est possible. Et il ne s’agit pas seulement de b2b.
    voilà merci pour votre attention.

  3. benoit septembre 25, 2006 at 12:19 #

    Bonjour Sylvain,

    Merci de votre commentaire. Je suis en grande partie en accord avec votre commentaire. Par contre, Netvibes et EBay correspondent à des entreprises qui ont des moyens relativement importants si on les compare à Zookoda et Kiko. Là où je m’interroge, c’est surtout au niveau de ces petites entreprises qui possèdent peu de moyens.

  4. Ignazio Lo faro septembre 25, 2006 at 13:13 #

    Il me semble pas que Sylvain est parlé de Netvibes et E.bay !!!!????

  5. benoit septembre 25, 2006 at 13:26 #

    Pardon Ignazio,
    j’ai fait une erreur, j’aurai du écrire bonjour Ignazio

    Désolé :)

    Benoit

  6. Ignazio Lo faro septembre 25, 2006 at 13:57 #

    Pas grave.
    pour en revenir à votre réponse sachez que Tarik Krim n’avait pas encore soulevé des millions d’euros avant de créer Netvibes.
    Nous avions donné une conférence commune il y a 1 an et il ne semblait pas rouler sur l’or.du moins de ce que j’en sais.

    pourtant il ne lui a fallu que 6 mois pour atteindre plusieurs centaines de milliers d’utilisateur.Cela prouve qu’il repondait à une demande pas encore explicite mais que lui avait bien su deviner.

    Dell quant à lui avait commencé dans un garage;

    Ce n’est pas l’idée qui compte c’est le modele.
    le modele direct pour Dell;
    Le modele personalisé pour Netvibes.

    Le problème c’est que certains maitrisent bien leur secteur d’activité. Ils ont de bonnes connaissances d’un secteur particulier;
    d’autres au contraires maitrisent bien les technologies issues de l’internet;
    l’idéal est de rencontrer ces 2 profils à l’intérieur d’une même personne;
    c’est cela qui est rare; et c’est ce que devrait rechercher en priorité les investisseurs;

    mais cela c’est une autre histoire; :)
    bien à vous;

  7. Denis Florent septembre 25, 2006 at 16:14 #

    Je suis étonné qu’on considère Kiko comme un échec.

    Résumons :
    1. Il s’agit d’un produit qui se trouve en concurrence directe avec un produit gratuit édité par l’une des plus grandes puissances mondiales (Google).
    2. Il a été développé par une microscopique équipe.
    3. Il a été vendu 200.000 dollars !

    Si CA, c’est un échec… j’en veux bien des tonnes comme ça.

    Non, soyons sérieux : si de petits développements faits – à la maison – comme DIGG le fut à ses débuts – trouvent des acheteurs assez « spéciaux » pour payer 200.000 USD (ou plusieurs millions d’USD dans le cas de DIGG probablement un jour), alors ce sont de véritables succès, même incroyables !

    Non ?

  8. dotlife avril 17, 2007 at 4:53 #

    singularité qualité et un soupçon de culot