Le marché des téléphones intelligents (Smartphone) est en forte croissance. Plus de 180 millions d’appareils ont été vendus à travers le monde en 2009. Ce nombre devrait atteindre 400 millions en 2014. En Amérique du Nord, il y a trois systèmes d’exploitation qui se divisent le marché. Il s’agit du BlackBerry OS, iOS (iPhone) et Android.

Depuis plusieurs années le BlackBerry domine le marché institutionnel et d’entreprise. Sa plateforme appuyée par le BES et l’infrastructure de RIM, assure stabilité et sécurité à ses usagers. Cependant, le marché des téléphones intelligent n’est pas aussi homogène que celui des PC où Windows domine avec plus de 90% de parts de marché.

Trois plateformes mobiles domineront le marché nord-américain

Plusieurs plateformes sont apparues au cours des dernières années. En plus du BlackBerry OS, Android et surtout l’iOS, se sont taillés une place de choix. Ces nouveaux joueurs pourraient bouleverser le marché de la mobilité au cours des prochaines années.

Quelles sont les principales forces et faiblesses de ces trois plateformes? Et à quel type d’utilisateurs répondent-elles?

 La transmission de données explose!

Dans un premier temps, ce qui distingue le BlackBerry, c’est qu’il utilise beaucoup moins de données que ses concurrents. L’iPhone et les appareils Android ont établi une nouvelle norme. Ils offrent une expérience d’utilisation Web supérieure aux BlackBerry.  Par contre, ils consomment beaucoup plus de données que le BlackBerry. Dans la très grande majorité des cas, ce facteur n’influence pas la facturation. Les nouveaux forfaits permettent aux usagers de consommer probablement plus de données qu’ils peuvent en utiliser.

Le problème réside surtout chez les utilisateurs qui voyagent à l’extérieur du pays. Bien qu’il existe des forfaits adaptés, l’utilisateur d’un iPhone ou d’un Android peut facilement dépasser le forfait d’itinérance de transmission de données.

La compression, l’une des forces du BlackBerry

Un exemple très simple, vous recevez une présentation PowerPoint de 5Mb sur votre boîte aux lettres. Sur un BlackBerry, la pièce jointe sera compressée. Elle représentera un téléchargement de quelques centaines de ko. Par contre, sur les plateformes iPhone et Android, la pièce jointe ne sera pas compressée. L’utilisateur téléchargera donc la pièce jointe de 5Mb.

L’autre avantage d’utiliser un système de compression de données, c’est la rapidité. Un système, comme celui de RIM qui compresse les données avant de les transmettre à l’unité mobile permettra évidemment à l’usager d’accéder plus rapidement à l’information.

 L’interface utilisateur devient vitale

L’interface utilisateur, voilà la principale innovation du iPhone. Une interface simple, facile à maîtriser et surtout très intuitive. Toutes les plateformes qui ont suivi et même le BlackBerry OS6 tentent de reproduire la qualité de l’interface utilisateur du iPhone.

L’approche qu’a prise Apple de porter sur son téléphone mobile une version adaptée de son système d’exploitation Mac OSX était novatrice. Google avec Android a utilisé la même stratégie. Cette plateforme ouverte est basée sur un coeur Linux.
Du côté de chez RIM, la philosophie du BlackBerry en est une de continuité. Le BlackBerry OS est solide et stable, mais il devra tôt ou tard être rafraîchi. La nouvelle version 6.0 qui devrait être lancée cet automne apportera plusieurs améliorations à l’interface. Malgré les améliorations à venir de l’interface du Blackbery OS, il sera encore bon troisième à ce niveau.

L’accès au Web en mobilité

Les nouvelles interfaces proposées par Apple et Google et surtout l’arrivée des écrans multi-touch (multitactile) facilitent grandement l’accès au Web en mobilité. C’est une tendance lourde. Comme les transmissions de données sont beaucoup plus rapides, les usagers des smartphones utilisent de plus en plus leurs appareils pour accéder au Web.

Traditionnellement RIM a toujours négligé la navigation Web. Ce n’est que très récemment qu’ils se sont réellement mis à la tâche d’offrir un meilleur navigateur. La facilité d’accès au Web deviendra de plus en plus importante dans les prochains mois. Cette tendance s’accentuera avec la disponibilité de plus en plus grande d’applications Web et d’Intranet en accès mobile. Ici aussi, l’iPhone et les téléphones intelligents Android sont encore devant le BlackBerry.

Le déploiement d’unité mobile, BlackBerry domine toujours

Les grandes forces du BlackBerry résident toujours dans des fonctionnalités qu’il a traditionnellement dominées. Les fonctionnalités courriel, le déploiement des applications et des mises à jour des politiques de sécurité.

Ni Microsoft, Apple ou Google ne propose d’alternative aussi performante que le BES. Bien entendu, Exchange Server 2007 et surtout 2010 offre la possibilité de gérer une flotte mobile, mais les administrateurs TI n’y retrouvent pas la flexibilité du BES. En plus, la plateforme de RIM s’intègre facilement dans les environnements Domino et Groupwise.

Le BES permet non seulement de pousser des applications ou de nouvelles politiques de sécurité sur les unités mobiles, mais il est aussi possible de pousser les mises à jour du système d’exploitation.

De son côté, l’iPhone doit nécessairement passer par iTunes pour être mis à jour. Le nouvel OS4 du iPhone permettra le déploiement d’application en WiFi ou en 3G sans que l’usager ne soit obligé de brancher son iPhone à un ordinateur.

Chez Android, la connectivité au réseau d’entreprise s’appuie essentiellement sur Exchange Server (ActiveSync). La nouvelle version 2.2 d’Android améliore la connectivité Exchange qui était jusque-là assez capricieuse.

L’IOS4, la nouvelle version de la plateforme mobile d’Apple

Avec l’arrivée du iPad et la multiplication des utilisateurs du iPod Touch et du iPhone, Apple a décidé de modifier le nom de sa plateforme mobile qui se nomme dorénavant iOS. Plus de 100 millions d’appareils utilisent l’iOS. La nouvelle version 4 apporte de nouvelles fonctionnalités qui permettront une meilleure intégration de cette plateforme à Exchange Server.

  • Support des applications VPN SSL de Juniper et Cisco.
  • Support de Microsoft Exchange Server 2010.
  • Possibilité d’ajouter plusieurs comptes Exchange.
  • Boîte courriel unifiée, qui permet la lecture de tous les courriels au même endroit.
  • Multitâches sur certains processus (courriel, chat, VOIP).
  • Apple proposera un outil de déploiement pour les appareils utilisant la plateforme iOS.
  • Toutes les applications du iPhone seront chiffrées.
  • Meilleur contrôle des pièces jointes. Par exemple, il sera possible d’ouvrir un document Excel directement dans un éditeur compatible (Documents to Go, QuickOffice).
  • Créer des répertoires d’applications sur l’écran d’accueil.

Android dialogue de plus en plus avec Exchange Server

Il a toujours été possible d’intégrer la plateforme Android sur Exchange Server ou Lotus Domino en utilisant une solution tiers telle que Good Technology. Cependant jusqu’à présent la connectivité ActiveSync offerte sur l’appareil ne synchronisait pas les calendriers. La dernière révision d’Android (2.2) corrige cette lacune. Il est donc possible de synchroniser les courriels, contacts et calendriers sans devoir faire appel à une solution tiers.

Voici quelques améliorations que réserve Android 2.2:

  • Meilleure sécurité, l’administrateur TI peut forcer une politique de sécurité.
  • Support de calendriers Exchange.
  • Le carnet d’adresse globale est dorénavant accessible depuis l’application courriel.
  • Intégration de nouveaux appareils sur le réseau simplement en saisissant le nom d’usager et mot de passe.
  • Clavier multilingue.
  • Meilleure performance du système d’exploitation Android.
  • Utilisation de l’appareil comme point d’accès sans-fil.

En dépit des améliorations apportées aux plateformes d’Android et iOS, BlackBerry est toujours la plateforme de choix en entreprise. La réputation de RIM concernant son efficacité, son environnement sécurisé, le BES et le support qu’il offre aux entreprises n’est plus à faire. Cette position dominante pourrait cependant s’éroder au profit d’Apple qui offre de plus en plus de fonctionnalités professionnelles.

Ce qui nuit le plus à Apple et surtout à Google c’est un outil comparable au BES. De ce côté, Apple est tout de même en avance sur Google, puisqu’elle offre un outil qui se nomme «Utilitaire de configuration iPhone». Cet outil permet de configurer les appareils, créer des profils d’utilisateurs et de pousser les politiques de sécurité.

Malgré la position dominante de RIM, les plateformes iPhone et Android demeurent tout de même des choix intéressants pour des utilisateurs qui désirent une alternative leur offrant une meilleure expérience de navigation Web et de fonctionnalités liées au Web.

Benoit Descary

4 COMMENTAIRES

  1. Bonjour,

    Merci pour ces billets tres interessants. La principale raison pour laquelle je garde un Blackberry pro et un iPhone perso c’est l’impossibilite pour l’iPhone de lire les emails qui sont classes dans des dossiers via des regles predefinies.

    J’ai un grand nombre de dossiers et je ne peux pas les ouvrir un par un pour verifier si j’ai des nouveaux emails.

    J’imagine ne pas etre le seul dans ce cas et je ne comprends pas pourquoi Apple ne regle pas ce probleme s’il souhaite s’implanter plus fortement en entreprise.

  2. le ipohne c bien mais moi je trouve que le blackberry il est trop bien mais je connais pas tellement le iphone masi je connais beaucoup de monde qui ont un balckberry et ils disent tous que c trop bien moi j’ai aussi utiliser le blackberry et je trouve qu’il est bien mais j’ai jamais utilise le iphone !!

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