Si vous suivez ce blogue, vous savez sans doute que récemment je suis passé au Mac. Il y a quinze jours, j’ai fait l’acquisition d’un MacBook Pro. Comme je suis un utilisateur de longue date de l’univers Windows, j’anticipais tout de même quelques difficultés de transitions vers le Mac OS X.

Et bien non, rien. En fait si, j’ai eu quelques difficultés, mais elles sont toutes liées à de vieilles habitudes Windowsiennes. Par exemple, comme je fais beaucoup de présentations devant des groupes, j’utilise évidemment un projecteur. Sous Windows vous branchez votre portable au projecteur et vous appuyez sur FN + F5. Sur mon Mac, je ne trouvais pas la touche pour faire basculer l’affichage de mon portable vers mon projecteur. Après quelques minutes de recherche, je m’aperçois qu’il n’y a pas de touche. Il faut tout simplement brancher son Mac au projecteur, c’est tout.

Ce n’est là qu’un exemple de la simplicité du système d’opération du Mac. À mon avis, la principale difficulté de passer au Mac est surtout liée à la complexité des fonctionnalités de Windows. Il faut en quelque sorte arrêter les automatismes que nous avons développés sous Windows. Ici tout est plus convivial. Prenez par exemple, la recherche d’un fichier sur un Mac. L’engin de recherche intégré au Mac est hyper performant, rien à voir avec ce que vous avez sur XP ou Vista.

De plus, il est possible de créer des dossiers intelligents qui sont en quelque sorte des sauvegardes de recherche. Vous pouvez aussi rapidement retrouver un fichier tout simplement en utilisant la navigation Cover Flow et l’application Quick Look qui permet d’afficher rapidement un fichier sans l’ouvrir.

Pour des raisons strictement professionnelles, j’ai installé Windows XP sur mon MBP. J’ai choisi une installation combo. C’est-à-dire que j’ai installé XP depuis Boot Camp, puis j’ai installé VMWare Fusion pour utiliser Windows en virtualisation sous Mac OS X. Après 15 jours d’utilisation et plusieurs longues présentations où j’utilisais à la fois Mac OS et Windows, je dois dire, le tout est extrêmement stable.

Au bureau, le MBP est aussi performant que lorsque je fais des présentations. Ainsi, j’ai découvert par hasard qu’en branchant un écran à mon MBP, j’obtenais un deuxième espace de travail. Hé oui, découverte anodine, mais je suis complètement nul en ce qui concerne le Mac. Donc, sur l’écran de mon portable, j’ai l’espace OS X et sur mon 2e écran, j’ai Windows ou toute autre application Mac.

Merci à Laurent et Richard qui m’ont aidé à confirmer ce choix et à Jean-François pour ses inputs concernant l’application Mail. De plus, l’un des lecteurs de ce blogue, dadou3x m’a suggéré un excellent site pour apprendre comment utiliser un Mac. Ce site se nomme tout simplement debutersurmac.com. Si comme moi vous pensez passer au Mac, mais que vous avez quelques craintes concernant la transition, ne vous en faites pas et foncez. Vous ne regrettez pas, ce sera probablement l’un des meilleur choix technologique que vous aurez fait au cours des dernières années.
Benoit Descary

17 COMMENTAIRES

  1. Tout ceci ne serzit-il pas possible sous ubuntu 7.10 ? Sans multiboot où virtualisation, où que sais-je ?

  2. Salut,

    J’avoue que moi aussi c’est la rapidité d’adoption de la machine qui m’a bluffé, il faut une dizaine de jours pour « oublier » 10 ans ou plus sur Windows et prendre plaisir à utiliser Os X.

    Une question, et le clavier du MBP ? Il est pas énorme ? 😉

    Je suis content d’avoir pu t’aider dans ton choix.

  3. @ Florian,
    Sans doute, mais sans vouloir offusquer les utilisateurs d’Ubuntu, il manque encore un petit quelque chose pour que ce système d’opération devienne vraiment grand public. Certains processus comme l’installation d’une application sont encore assez complexes. Mais bon, rythme où vont les choses ce sera certainement différents dans quelques années.

    @Jack
    Merci pour ce lien 🙂

    @Richard
    Oui effectivement le clavier du MBP est assez petit par contre, il est plus confortable que celui du BlackBerry 😉

  4. Rien de tel que le regard d’un pur PCiste sur un mac pour mettre en avant les quelques fonctionnalités ultra pratiques de Mac OS.
    Benoît, tu n’es que l’un des représentants de nombreux switchers. Le derniers en date, c’est un collègue qui avait un Toshiba dont l’écran ne fonctionne plus. Il passe au mac (à mon grand étonnement) avec bootcamp aussi.

    C’est incroyable comme des utilisateurs purement PC prennent aujourd’hui en compte de manière crédible la solution mac. Sans doute un effet « anti vista » !

    S’il te faut une application indispensable, c’est ONYX (www.titanium.free.fr), l’utilitaire gratuit à avoir pour les petites maintenances, l’optimisation et les fonctions cachées du finder (Onyx n’est qu’une interface graphique de commandes système).

    Bonne continuation.

  5. j’ai basculé en 2 étapes pour ma part. en avril avec un macbook et déjà toutes mes habitudes windowsiennes ont été bouleversées. Seule l’énorme décalage dans la gestion des mails sous outlook et celle sous mac m’ont fait garder les deux ordinateurs pendant quelques mois. depuis la sortie d’office 2008 et mon nouveau MBP multitouch tout puissant j’ai fini par définitivement basculer aussi. comme maintenant la plupart des personnes que je lis quotidiennement avoir un pc devient une denrée rare aujourd’hui.

    Sinon l’avantage de mon premier macbook m’aura permis de faire le tri dans les applis à installer.
    Pour ma part excepté office 2008 j’ai juste installé Keynote, Skype, adium et twhirl

  6. Bonjour Benoit,

    toutes mes félicitations pour ce passage à Mac. J’ai moi même fait comme toi depuis 3-4 semaines, j’ai switché. Et quel plaisir.
    En effet j’ai moi aussi eu des réflexes Windows plutôt gênant au début … mais je les perds petit à petit. Windows est très loin maintenant (même au boulot, où j’ai réussi à imposer mon MacBook) et je ne vois plus revenir sous Windows, trop archaïque. Et quel rapidité du système, quel stabilité, quelle beauté, quelle facilité … bref rien à dire. A part peut-être encourager tout le monde à faire de même. Et puis le couple Mac/Google, une valeur sûre pour l’avenir à mes yeux.

  7. Ca me rappelle mes debuts sur Mac il y a 4 ans… apres 15 ans de PC, il faut changer quelque peu ses habitudes mais on est rapidement convaincu par la simplicité d’utilisation, l’ergonomie … D’ailleurs je me demande si il existe des personnes qui ont essayé apple et qui sont revenus vers le monde PC… je pense pas !!

  8. C’est l’occasion de jouer avec keynote, pour que les présentations soit encore plus agréable à préparer et à regarder !

  9. La procédure d’installation d’une application complexe sous Ubuntu ? c’est une blague j’espère ? Je ne connais pas plus simple, pour les allergiques à la ligne de commande (qui parfois est plus simple et rapide que les interfaces graphiques, si si) il existe « synaptics » .. hop je recherche une application dans une catégorie précise si je ne connais pas son nom je la sélectionne puis je clique sur « Appliquer », l’application se télécharge, s’installe et se configure finalement en une étape. c’est donc si complexe ?

  10. @Samuel MARTIN: 1, le seul problème qu’il reste avec Ubuntu ce sont les préjugé, il y a qu’à essayer un des ordinateur DELL avec Ubuntu préinstaller!

  11. Ben moi contrairement à ce qu’affirme Nico, j’ai fait le switch inverse il y a 10 ans et je ne le regrette pas. Je précise que j’ai longtemps fréquenté les Macworld, que j’ai possédé plusieurs Mac, que ej recevais les MacWeek toutes les semaines. A l’époque il y avait un véritable plus. Même si Vista a ses tares les gens en rajoutent pas mal, je reste ceci dit sur mon bon vieil XP qui est bourrin mais qui fonctionne bien. Ou sur Ubuntu sur une autre machine qui est réellement un projet bien sympathique.

    Aujourd’hui je rêve plus d’un portable avec une autonomie de 10 heures, ultra léger d’une connexion internet mobile/téléphonique réellement abordables et de RIA sophistiqués qui me laissent libres de mes choix, plutôt que d’une marque où on est continuellement brossé dans le sens de son égo, où les snobs se comptent par légion et où certains en deviennent des gogos ou pire virent « intégristes ». Je n’aime franchement pas cette dérive, et une marque qui conduit à cela je dis non sans ambages.

    Je viens du Mac et donc j’ai des amis proches qui ont des Macbook pro, ou l’Air. bon j’ai vu touché essayé et franchement non. Je ne vois pas de choses réellement convaincantes, enfin pas de choses réellement révolutionnaires. Bref pas de quoi justifier tout ce raffut marketing. Vous voulez l’exemple d’une société qui innove véritablement ? Et bien je vais citer Intel..; hé oui sortir des processeurs avec 2 milliards de transistors, c’est ce que j’appelle être innovant, créatif, être talentueux… Mais reprendre ici et la des travaux de laboratoire et d’université ou des réalisations passées et les habiller au niveau design en faisant croire qu’on en est le createur non ce n’est pas cela du talent.

    Vive le choix et non à la dictature du (pseudo) design (cf Braun) et du « bon goût ». Je trouve pas cela très sain à tous les niveaux. Quoiqu’on en dise la différence est surtout dans la tête, et c’est sur la tête vous fait croire pas mal de choses. Cela me rappelle vraiment le monde de la Hifi esotérique, ou arrivé à un certain niveau l’irrationnel fait place au rationnel.

    Que le Mac soit une bonne machine pourquoi pas, mais c’est loin d’être le messie annoncé. Stop svp arrêtez de le présenter comme le choix ultime, en ayant un regard de commisération envers les autres. Vous ne montrez qu’en fait votre propre vacuité.

  12. En branchant un moniteur/projecteur sur les MacBooks, on gagne en effet de la surface.
    Mais en plus, on peut réduire la résolution de l’écran du portable.

    Mon collègue, qui utilise un MacBook et un 20″, n’affiche que les fichiers d’aide sur la machine.
    Avec un affichage 1024×640 ça devient tout de suite plus lisible, baveux, mais écrit gros 🙂

    Et dès que le moniteur est débranché, le MacBook bascule directement en 1280×800.

    La position barre des menus et dock jongle aussi très naturellement d’un moniteur à l’autre, suivant la connexion.

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