Dans un billet publié sur son blogue, Google annonce qu’il n’appliquerait plus de censure sur les résultats de recherches de la version chinoise de Google (Google.cn). L’entreprise envisage même de fermer ses opérations en chine.

Cette annonce ne résulte pas d’un coup de tête, mais plutôt d’un incident dans lequel Google mentionne son profond désaccord avec « la politique chinoise de liberté d’expression ».

En décembre dernier une attaque provenant de la Chine a affecté certaines infrastructures (serveurs) de Google. L’entreprise mentionne que cette attaque très sophistiquée (highly sophisticated and targeted attack) a permis de dérober des informations privée sur deux (2) comptes GMail appartenant à des militants des droits de l’homme en Chine. En tout, une vingtaine d’entreprises auraient été ciblées au cours de cette attaque.

Cet événement a fait réagir Google. L’entreprise entend dorénavant offrir la version non censurée de son moteur de recherche à la population chinoise. Si le gouvernement chinois n’accepte pas cette nouvelle version de Google.cn, l’entreprise de Mountain View fermera tout simplement ses opérations en chine.
Benoit Descary

Source: le billet de Google, publié sur le blogue de l’entreprise:

9 COMMENTAIRES

  1. chaud…j’ai peur que ce soit un effet d’annonce ! Juste pour dire il y a eu réaction mais sans changer vmt leurs censure, parce être dans le business et quitter le marché chinois…il faut être fou :p

  2. Google contre le gouvernement chinois:  » Business  » ou  » Don’t be evil  » ?

    Google communique à tout va sur sa décision de ne plus continuer à censurer les résultats sur Google.cn ! En-effet, après la détection d’une cyber-attaque visant des comptes Gmail de militants chinois des droits de l’homme, le géant de Mountain View engage un bras de fer avec le gouvernement chinois et se dit prêt à stopper ses opérations dans l’Empire du Milieu !

    Un article de Tech Crunch qui fait le buzz s’interroge sur la sincérité de cette campagne: s’agirait-il plus de business que d’éthique ? En-effet, Google perd de l’argent sur ses opérations chinoises et ne ferait que profiter de cet incident pour revoir ses positions. Par ailleurs, d’une pierre deux coups, ses compromissions passées avec la censure chinoise avaient ces dernières années durement malmené son image de marque.

    Alors,  » Business  » ou  » Don’t be evil  » ?

    C’est la question du sondage trouvé sur Pnyx: http://www.pnyx.com/fr_fr/poll/493

    A votre avis, ce bras de fer, n’est-ce que par intérêt pour négocier de meilleures conditions d’exploitation en Chine, ou est-ce pour retrouver – tardivement, mais mieux vaut tard que jamais – les valeurs de son célèbre slogan ?

  3. Je pense que ça fait d’une pierre, deux coups.
    D’une part, redorer son blason et redonner du sens au slogan « Don’t be evil », d’autre part, jouer le tout pour le tout sur le marché chinois pleinement dominé par Baidu.com (même si tout le temps en panne).
    En effet, un moteur de recherche non censuré en Chine serait très apprécié de la population et la PDM de Google là bas grandirait à pas de géants.
    De plus, mais c’est plus intuitif, je n’imagine pas la Chine tourner le dos à Google. La chine est un pays qui aspire également à maitriser l’information, et Google possède cette information…
    Donc pour moi, c’est un coup stratégique très finement joué de la part de Google.
    Les investisseurs ont eu peur cependant, le GOOG a beaucoup perdu ces derniers jours, passant de 628$ le 1er janvier à 580$ environ aujourd’hui, me laissant même croire que le déclin avant l’annonce laisse supposer que quelques haut placés étaient au courant de l’annonce qui allait être faite !

  4. La situation est compliquée, et « notre » point de vue est valable mais purement occidental.

    Les belles valeurs américano-européennes opposé aux dirigeant chinois lutant eux contre leurs opposants, le tout avec Google le Saint Graal. C’est beau, et je suis moi même tenté de valider.

    Que fait la CIA avec ses opposants de tous pays ? Google se balance entre censure demandée et appliquée puis dénonciation de pratiques qu’il a lui-même amené, en acceptant certaines conditions au départ.

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